« Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte. »

Winston Churchill

Les examens

La Topographie

La topographie permet d’étudier l’épaisseur de la cornée appelée « pachymétrie », la régularité de celle-ci (recherche d’astigmatisme irrégulier) et la courbure cornéenne (kératométrie).

Pour lire une topographie cornéenne, voici les étapes à suivre :

1. Analyser les couleurs : La topographie cornéenne utilise des couleurs pour représenter les différentes courbures de la cornée. Les zones en bleu ou en vert indiquent une courbure plus plate, tandis que les zones en rouge ou en orange indiquent une courbure plus prononcée.

2. Examiner les valeurs numériques : La topographie cornéenne fournit également des valeurs numériques pour chaque point de la cornée. Ces valeurs comprennent le rayon de courbure, l’élévation, l’asymétrie, l’astigmatisme et d’autres mesures. Ces données permettent d’évaluer la régularité de la cornée et d’identifier d’éventuelles anomalies.

3. Observer les cartes : La topographie cornéenne génère des cartes qui représentent la forme de la cornée sous différents angles. Les cartes les plus couramment utilisées sont la carte de la puissance de réfraction, la carte de l’élévation antérieure et la carte de l’épaisseur cornéenne. Ces cartes aident à visualiser les irrégularités de la cornée et à déterminer le traitement approprié.

4. Comparer avec des normes : Les résultats de la topographie cornéenne peuvent être comparés à des normes établies pour évaluer la santé de la cornée. Des logiciels spécialisés permettent de comparer les données du patient à une base de données de référence et de détecter d’éventuelles anomalies.

Il est essentiel de consulter un professionnel de la santé pour interpréter correctement les résultats et obtenir un diagnostic précis.

La Tomographie en cohérence optique (OCT)

La Tomographie en cohérence optique (OCT) permet d’obtenir des images en coupe de la cornée, en fournissant des informations détaillées sur son épaisseur, sa structure et sa cicatrisation. L’OCT est particulièrement utile pour détecter des complications post-opératoires telles que l’oedème cornéen ou la déhiscence de la lamelle. Elle est accomplie par des systèmes de balayages (fentes, caméra Scheimpflug) ou de tomographie par cohérence partielle.

La tomographie cornéenne est une technique d’imagerie plus avancée et plus détaillée que la topographie cornéenne. Alors que la topographie cornéenne fournit une représentation en deux dimensions de la surface de la cornée, la tomographie cornéenne permet d’obtenir une image en trois dimensions de la cornée et de ses différentes couches.

La tomographie cornéenne utilise des techniques d’imagerie par cohérence optique (OCT) pour obtenir des images transversales de la cornée. Cela permet de visualiser les différentes couches de la cornée, y compris l’épaisseur, la densité et la régularité de chaque couche. La tomographie cornéenne peut également aider à détecter des anomalies telles que des cicatrices, des kystes ou des dépôts de calcium.

En plus de fournir des informations sur la structure de la cornée, la tomographie cornéenne peut également être utilisée pour évaluer d’autres parties de l’œil, telles que la chambre antérieure, le cristallin et la rétine.

La microscopie confocale

La microscopie confocale permet d’observer les nerfs de la cornée, qui peuvent être sectionnés lors de certaines chirurgies réfractives. Il permet d’évaluer l’état des nerfs et de surveiller leur repousse, ce qui est important pour évaluer la récupération de la sensibilité cornéenne.

Les névromes sont des tumeurs bénignes qui se développent à partir des nerfs. Ils peuvent provoquer des symptômes tels que des douleurs, des picotements ou des engourdissements dans la zone touchée.

La tortuosité fait référence à la repousse des nerfs qui ne repousse pas droits. Elle peut être observée dans diverses conditions médicales, telles la neuropathie périphérique.

La perte nerveuse se réfère à la diminution ou à la détérioration des cellules nerveuses, ce qui peut entraîner une altération de la fonction nerveuse. Cela peut se produire dans des conditions telles que la neuropathie ou les lésions nerveuses.

Le perlage est un terme utilisé pour décrire l’apparition de petites protubérances ou de nodules le long des fibres nerveuses.

La reflectivité fait référence à la capacité d’une substance ou d’une structure à réfléchir la lumière. En ophtalmologie, la réflectivité peut être utilisée pour évaluer la densité ou la composition des tissus oculaires, tels que la cornée ou la rétine.

La régénération nerveuse fait référence au processus de réparation ou de renouvellement des cellules nerveuses endommagées ou détruites. Dans certains cas, les nerfs peuvent se régénérer et rétablir partiellement ou complètement leur fonction. Cependant, la régénération nerveuse peut être limitée dans certaines conditions et peut nécessiter des traitements spécifiques pour favoriser la récupération.

La meibographie

La meibographie permet d’évaluer l’état des glandes de Meibomius, qui sont responsables de la production du film lacrymal. Une altération de ces glandes peut entraîner une sécheresse oculaire post-opératoire. La meibographie permet de visualiser les glandes et de détecter d’éventuelles anomalies.

Le test du temps de rupture du film lacrymal (TBUT)

Le test du temps de rupture du film lacrymal (TBUT) permet d’évaluer la stabilité du film lacrymal sur la surface de l’œil. Un Tbut court peut indiquer une sécheresse oculaire, qui peut être une complication post-opératoire.

Voici comment fonctionne le test du TBUT :

1. Préparation : Le patient est généralement assis devant le professionnel de la santé, qui peut être un ophtalmologiste ou un optométriste. Avant le test, le patient est invité à cligner des yeux plusieurs fois pour uniformiser le film lacrymal.

2. Coloration : Une petite quantité de colorant spécial, tel que le fluorescéine, est déposée sur la conjonctive inférieure de l’œil. Ce colorant se mélange aux larmes et permet de visualiser le film lacrymal plus facilement.

3. Observation : Le patient est ensuite invité à regarder droit devant lui sans cligner des yeux. Le professionnel de la santé utilise un microscope à fente ou une lampe à fente pour observer la surface de l’œil à travers une lentille spéciale.

4. Évaluation : Le professionnel de la santé observe attentivement le film lacrymal et note le temps écoulé entre le dernier clignement des yeux et l’apparition des premières zones sèches ou des ruptures dans le film lacrymal. Ce temps est enregistré comme le temps de rupture du film lacrymal.

Un TBUT normal est généralement d’environ 10 à 15 secondes. Si le film lacrymal se brise plus rapidement, cela peut indiquer une instabilité du film lacrymal, ce qui peut être associé à des problèmes de sécheresse oculaire.

Le test de Shirmer

Le test de Shirmer mesure la production de larmes par les glandes lacrymales. Il permet de diagnostiquer la sécheresse oculaire en évaluant la quantité de larmes produites. Ce test est important pour détecter les complications post-opératoires liées à la sécheresse oculaire.

Le test de sensibilité cornéenne

Le test de sensibilité cornéenne évalue la sensibilité de la cornée en utilisant des stimuli tels que des filaments de nylon. Le stimulus peut être une légère pression, une vibration ou une légère touche. Il permet de détecter une éventuelle diminution de la sensibilité cornéenne, qui peut être causée par des lésions nerveuses post-opératoires.

Le test à la fluorescéine

Le test à la fluorescéine utilise un colorant (fluorescéine) pour évaluer la présence de kératites, qui sont des inflammations de la cornée. La fluorescéine permet de visualiser les lésions ou les ulcères cornéens, qui peuvent être une complication post-opératoire.

Voici comment fonctionne le test à la fluorescéine :

1. Préparation : Le patient est généralement assis devant le professionnel de la santé, qui peut être un ophtalmologiste ou un optométriste. Avant le test, le patient est invité à cligner des yeux plusieurs fois pour uniformiser le film lacrymal.

2. Coloration : Une petite quantité de colorant spécial appelé fluorescéine est déposée sur la conjonctive inférieure de l’œil. Ce colorant est généralement sous forme de gouttes ou de bandelettes imprégnées de fluorescéine.

3. Répartition : Le patient est invité à cligner des yeux plusieurs fois pour répartir uniformément le colorant sur la surface de l’œil. Le colorant se mélange aux larmes et permet de visualiser les anomalies de la cornée plus facilement.

4. Observation : Le professionnel de la santé utilise une lampe à fente ou un microscope à fente pour examiner la surface de l’œil à travers une lentille spéciale. La fluorescéine réagit à la lumière bleue ou ultraviolette, ce qui permet de visualiser les zones où le colorant s’est accumulé.

5. Évaluation : Le professionnel de la santé observe attentivement la cornée et note la présence de toute anomalie, telle qu’un ulcère, une abrasion ou une lésion. La taille, la forme et la localisation de l’anomalie peuvent être évaluées.

L'analyse du clignement

L’analyse du clignement permet de quantifier le nombre de clignements et mettre en évidence les clignements incomplets. Des clignements incomplets engendrent souvent un dysfonctionnement des glandes de Meibomius (DGM), et donc une sécheresse oculaire évaporative dû à une faible couche lipidique.

Ces examens permettent entre autre d’évaluer la qualité de la correction chirurgicale, de surveiller la cicatrisation et de détecter d’éventuelles complications telles que la sécheresse oculaire, les lésions nerveuses ou les inflammations de la cornée. Ils ne sont pas réalisés en cabinet d’ophtalmologie « classique », il faut donc se tourner vers des ophtalmologues spécialisés principalement en sècheresse oculaire.