Vous n'êtes pas seul.e

Les avis Google

Opérée de la myopie par laser PKR avec succès en septembre 2021, je souffre depuis un an de douleurs dans et autour des yeux, de migraines, d'aberrations visuelles (halos autours des lumières la nuit comme le jour), d'hypersensibilité à la lumière. Le Dr XX n'a pas montré d'intérêt pour mes symptômes pourtant très handicapants au quotidien, il n'a rien trouvé à dire.

Albane Le Roux

Avis très négatif sur ce praticien, qui a ruiné ma vie suite à une opération très mal menée. Je lui ai confié mes yeux, grand mal m'en a pris ! Opéré pour un Lasik hypermétropie il y a deux ans. Le résultat est aujourd'hui très mauvais, avec une hypermétropie résiduelle de l'ordre de +1,75/+2 dioptrie et des aberrations optiques très gênantes.

Bertrand C

Depuis mon opération il y a un an et demi je souffre d'une douleur à l'oeil droit. La douleur s'est estompée mais est malheureusement toujours présente. Je n'ai pas eu de solutions pour résoudre ce problème.

Diane G

Opéré en septembre 2019 par trans-pkr, l'acuité visuelle est bonne mais j'ai beaucoup de complications (halos, sensible aux lumières, les yeux sec et vision  double). Je suis gêne jour et nuit. Il n'y a pas de solution ni de chemin de retour malheureusement...Le choix d'avoir fait cette opération est le plus grand regret de ma vie!

Mulati Adil

Les témoignages vidéos

Les articles

Dr Langis Michaud, Professeur Titulaire. École d’optométrie. Expertise en santé oculaire et usage des lentilles cornéennes spécialisées, Université de Montréal

Un cas cauchemardesque

Karen (nom fictif) est une de ces patientes que j’ai rencontrée récemment. Jeune cadre dynamique, elle avait opté pour la chirurgie pour des raisons pratiques (travail, activités sportives) et esthétiques. Attirée par des promotions et un prix alléchant, elle s’est présentée au centre de laser et a été examinée rapidement par le personnel en place. Encore plus rapidement lui a-t-on donné rendez-vous pour une chirurgie … le lendemain ! Sans trop réfléchir, elle a procédé.

Dans les jours et les semaines suivantes, ses yeux font de plus en plus mal. Douleur intense (des couteaux dans les yeux), rougeur, sensibilité à la lumière (elle doit porter des lunettes solaires même à l’intérieur), difficultés à dormir, etc.

Le personnel du centre tente de la rassurer : ce sera passager, vous êtes la seule à qui cela arrive, mettez des larmes, cela va guérir tout seul. Les semaines passent, sans amélioration. Elle demande à revoir le chirurgien.

Ce dernier lui dit que son oeil est guéri et qu’on ne peut plus rien pour elle. Son ton et son attitude précipitent Karen dans un grand désespoir. Elle vit une sensation de rejet, de déni de sa réalité, d’incompréhension. La situation affecte son travail. Elle entreprend alors de consulter d’autres professionnels, se faisant toujours dire que son oeil est parfait. Personne ne semble la comprendre.

Un mal sournois

Karen souffre en fait de neuropathie. Il s’agit d’une atteinte des nerfs périphériques qui causent des symptômes, sans pour autant qu’ils soient associés à une pathologie visible. À la suite du LASIK, les nerfs de la cornée demeurent endommagés de façon permanente (comme des fils électriques dénudés), ou ils se régénèrent mais en établissant des mauvaises connexions. Dans les deux cas, les nerfs envoient au cerveau un signal constant de douleur.

Après quelques semaines/mois, la douleur devient internalisée (comme une douleur émanant d’un membre fantôme) et le cerveau participe donc à rendre les symptômes chroniques. Comme personne ne comprend vraiment cette atteinte, les patients sont rejetés et la dépression s’installe à mesure que la condition s’aggrave.

L’incompréhension de ce cas vient du fait que c’est un champ nouveau en médecine oculaire, peu documenté en littérature scientifique. Les traitements sont complexes et demandent beaucoup de temps. Il faut, en fait, créer de nouvelles connections nerveuses normales tout en brisant les mauvaises, à l’aide de médicaments (cortisone, gouttes de sérum autologue, lentille pansement faite de membrane amniotique, etc.).

On doit également casser la stimulation internalisée à l’aide de médication orale, prescrite en clinique de médecine spécialisée pour la douleur. Le recours à des anti-dépresseurs peut être utile, mais ils ont, en général, l’effet d’augmenter la sécheresse oculaire, ce qui est contre-productif. La psychothérapie est essentielle, avec un professionnel formé en traitement de la douleur chronique. L’huile de cannabis pourrait contribuer, en théorie, mais cette approche est controversée..

Karen a perdu son emploi pour cause d’absentéisme fréquent et perte de productivité. Ses traitements, dispendieux, grugent ses économies. Le stress financier s’accentue au fil des mois alors que la lumière tarde à pointer au bout du tunnel. Son conjoint n’en peut plus. Le divorce, prévisible mais souvent inévitable rendu à ce point, ne fera qu’aggraver les choses.

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Les remarques fréquentes

Non. Malheureusement les victimes recensées ont été opérés dans plusieurs centres différents dont certains centres les plus réputés avec un budget allant jusqu’à 4000€*.

*Pour une opération des 2 yeux (hors retouches).

Il est courant de considérer la chirurgie réfractive comme une intervention « simple » en raison de sa durée relativement courte (environ 10 minutes) et du fait qu’elle soit réalisée en ambulatoire. Cependant, il est important de prendre conscience que l’œil est un organe extrêmement sensible et délicat, et que la chirurgie réfractive est une intervention invasive. Par conséquent, il existe des risques plus importants que ce que l’on pourrait penser initialement.

Bien que la majorité des personnes subissant une chirurgie réfractive connaissent une expérience positive, il est important de reconnaître qu’un nombre significatif de personnes rencontrent des complications. Malheureusement, il est impossible d’anticiper tous les risques potentiels, ce qui rend les résultats de l’opération aléatoires. Ainsi, bien que la plupart des patients réussissent leur chirurgie réfractive, il est essentiel de comprendre que des complications peuvent survenir et que les résultats ne sont pas garantis pour tous. De plus, le nombre de patients subissant une chirurgie réfractive augmente chaque année dans le monde entier. Malheureusement, cela signifie également que le nombre de personnes confrontées à des complications est également en augmentation. En effet, ces complications peuvent toucher des milliers de personnes, ce qui souligne l’importance de prendre en compte les risques potentiels et de bien évaluer les avantages et les inconvénients avant de décider de subir une chirurgie réfractive.

Pour certains les complications liées à la chirurgie réfractive peuvent être de nature temporaire et se résolvent avec le temps. Cependant, il est important de noter que pour de nombreuses personnes les complications peuvent devenir chroniques et irréversibles. Cela signifie que les effets indésirables persistants peuvent avoir un impact à long terme voire à vie sur la vision et la santé oculaire des patients.

La sécheresse oculaire peut aller de la simple gêne à une forme plus douloureuse voir invalidante. Les symptômes courants de la sécheresse oculaire comprennent des sensations de brûlure, de picotement, de démangeaisons, de sécheresse, de rougeur et de vision floue. Ces symptômes peuvent varier en intensité.

Les symptômes peuvent devenir très douloureux et entraîner une sensibilité accrue à la lumière, une sensation de corps étranger dans les yeux, des douleurs lancinantes et une vision altérée. Ces symptômes peuvent affecter considérablement la qualité de vie d’une personne, en limitant ses activités quotidiennes et en provoquant une détresse émotionnelle.

Non. A ce jour il n’existe aucun parcours de soin dédiées aux complications post chirurgie réfractive. C’est la raison pour laquelle la grande majorité des patients se retrouvent en errance médicale avant d’être bien orienté la plupart du temps par d’autres patients étant passés par le même parcours.

L’absences de parcours médical implique de nombreux frais non pris en charge.

Exemple : IPL et masque Résono 250€ la séance (tarif variable selon le centre) nécessitant minimum 3 séances pour espérer obtenir des résultats concluants dont 0€ de prise en charge sécurité sociale, 0€ de prise en charge mutuelle ; une consultation d’un ophtalmologue spécialisé dans la sècheresse oculaire : 100€ (tarif variable selon le médecin) dont 16,10€ prise en charge sécurité sociale et 20,70€ prise en charge mutuelle (selon mutuelle), lentilles sclérale : forfait de 500€ en moyenne (tarif variable selon le médecin) dont 0€ prise en charge sécurité sociale et 0€ prise en charge mutuelle, etc.

Malheureusement, il n’existe pas de solution thérapeutique efficace sur le marché pour traiter de manière satisfaisante les complications de la chirurgie réfractive telles que le syndrome de sécheresse oculaire, les douleurs oculaires et les douleurs associées telles que les céphalées et les acouphènes. Ces problèmes peuvent persister à long terme et avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients. Malgré les avancées médicales, il reste un défi de trouver des traitements efficaces et durables pour ces complications, ce qui souligne l’importance de bien évaluer les risques avant de subir une chirurgie réfractive.

Certains peuvent considérer les halos lumineux et les starbursts comme de simples désagréments mineurs, mais pour d’autres, ils peuvent être si prononcés qu’ils les empêchent de conduire, surtout la nuit, voire même pendant la journée. Par conséquent, cette complication peut rapidement devenir extrêmement contraignante dans la vie quotidienne. Cela peut rendre des tâches simples comme lire l’heure sur un micro-ondes, assister à des spectacles ou se promener la nuit beaucoup plus difficiles pour les personnes souffrant de ces problèmes.

La cornée est la partie du corps qui possède le réseau de nerfs sensoriels le plus dense. On estime qu’elle contient entre 300 et 600 fois plus de terminaisons nerveuses que la peau et entre 20 et 40 fois plus que la pulpe dentaire. Par conséquent, si l’œil est endommagé, les douleurs qui en résultent peuvent être extrêmement intenses et handicapantes.

Même si ces douleurs ne sont pas toujours visibles de l’extérieur, elles sont bien présentes et peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie d’une personne.

Ce qui rend la situation encore plus difficile, c’est que les handicaps liés à la douleur oculaire sont souvent invisibles. Il peut être difficile pour l’entourage de comprendre la souffrance vécue par une personne atteinte de problèmes oculaires, car ils ne peuvent pas voir les symptômes physiques. Cela peut entraîner une incompréhension et une difficulté supplémentaire pour faire face à la maladie.